dimanche 22 juillet 2012

Jan Kounen: D'autres mondes (2004)



Alors qu'il tourne Blueberry, l'expérience secrète, Jan Kounen rencontre les guérisseurs Shipibo d'Amazonie péruvienne et découvre leur plante sacrée : l'Ayahuasca, la liane des esprits (Effets psychotropes principaux: apparition de phosphènes; modifications de la perception; amplifications des perceptions auditives et visuelles; hallucinations incluant des visions multicolores en mouvement; épisodes de « rêves »; changements de la perception du soi et de la réalité; processus de pensée complexes et état général de prise de conscience; sentiments de vigilance et de stimulation; effets cognitifs non perceptuels; idéations intellectuelles et spirituelles; expériences mystiques). Extrêmement marqué par cette expérience, il décide de revenir au Pérou afin de tourner un documentaire sur la plante et les rites médicinaux des chamans. Pour cela il filme les autochtones mais va aussi rencontrer des neurologues, philosophes, artistes, chimistes travaillant sur ce sujet. Il interroge notamment Jean Giraud, le dessinateur de Blueberry, Guillermo Arevalo ou Kary Mullis, prix Nobel de chimie 1993.Plus qu'un documentaire traditionnel, le film se veut une invitation au voyage, une porte entrouverte sur un autre monde ou une autre perception du réel.
Info supplémentaire sur l'Ayahuasca:  Aucun cas de décès suite à l'ingestion d'ayahuasca n'a été documenté ou rapporté dans la littérature ethnographique ou médicale. La seule complication aiguë sérieusement documentée et publiée concerne l'interaction entre l'ayahuasca et certains ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), prescrits dans la médecine occidentale comme antidépresseurs. Le risque étant de voir survenir un syndrome sérotoninergique grave, évènement rare dont l'issue peut être fatale. L'ensemble des études pharmacocinétiques et psychologiques conduites par des chercheurs de différents pays et pratiquées sur des sujets humains ont conclu que l'ayahuasca ne présentait pas de toxicité, ni aiguë, ni à long terme. L'ayahuasca est de plus reconnue comme non addictive. Dès lors, il n’est peut-être pas possible de parler de toxicité de l’ayahuasca à ce jour.

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